« Échanges et partage ne sont sources que de richesse » : fort de ce constat qu’il a fait sien depuis 25 ans dans le secteur des ressources humaines et, en parallèle, depuis 15 ans au sein du Groupe Recherche Emploi (GRE) lié au MCC, Xavier Perleaux a franchi le pas. Il vient de créer JobINside, sa propre entreprise d’aide à la recherche d’emploi. Son intuition : l’activité professionnelle que l’on recherche est d’abord à trouver en soi-même… et avec les autres.

A qui s’adresse JobINside, quel est son objectif ?

Le but de JobINside est d’accompagner les salariés en situation de reclassement, soit interne, soit externe (outplacement), pour les aider à retrouver le plus rapidement possible un emploi. L’offre s’adresse aux dirigeants, aux cadres et aux agents de maîtrise, ces derniers étant souvent peu ou mal accompagnés en terme de reclassement. L’autre public visé, ce sont les jeunes diplômés des écoles qui n’ont généralement pas suivi, au cours de leur cursus, de formation à la recherche d’emploi.

Quelle est la valeur ajoutée de JobINside en matière d’aide à la recherche d’emploi ?

Le principal "ennemi" du chercheur d’emploi est la solitude. L’accompagnement que je propose vise à sortir chacun de son isolement. Faire prendre conscience à tous que les questions qu’ils se posent, ne leur sont pas propres, et que les difficultés qu’ils affrontent ne sont pas insurmontables. La formation à la recherche d’emploi se fait de façon intensive : des ateliers pratiques individuels, au moins un par semaine, pendant 6 à 8 semaines environ. Ateliers durant lesquels chacun doit s’approprier, les outils nécessaires à la recherche d’emploi : lire et comprendre les offres, clarifier son projet, identifier son offre, gérer ses communications écrite (CV) et orale (LM), prospecter, simulation d’entretien (vidéo), activer ses réseaux, etc.

Créer votre entreprise, qu’est-cela change pour le GRE, dans lequel vous êtes investi depuis 15 ans, et pour vous-même ?

Je vais certes avoir moins de temps à consacrer au GRE. Je continuerai toutefois à en animer quelques soirées. Mais je n’ai pas de « copyright » sur celui-ci et il n’y a pas de raisons que je monopolise son animation ; il est bon de laisser la place à d’autres. Beaucoup de nouveaux animateurs nous ont d’ailleurs rejoints, parmi eux de jeunes accompagnateurs.

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